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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 15:41

photo-copie-1.JPGIl fait gris dehors et dans ma tête aussi il fait gris. Des jours et des jours que j’attends le printemps, des bonnes nouvelles, enfin, des trucs joyeux, un peu. Et bien non, que dalle, ça continue encore et encore... Et voilà que je me retrouve avec des chansons pourries dans la tête, manquait plus que ça.

 

Je ne reviendrai pas en détails sur ce mois de mai qui s'achève dans une petite poignée de jours, ce n’est pas la peine, il suffit de le résumer par un simple « tout a foiré. » Dans ce billet, parce que le soleil devait briller aujourd’hui (bullshit), j’ai choisi de me focaliser sur les deux ou trois trucs joyeux du mois. Deux ou trois, je crois que je m’emballe, disons deux. Deux concerts.

Le premier n’était même pas en mai en fait. Ou peut-être que si, je ne sais plus bien. C’était au Casino de Paris, je me souviens qu’il faisait froid dehors,, un soir de mars, ça me revient maintenant. Benjamin Biolay était sur scène, il a chanté, sauté, couru, crié, dansé, chanté encore, et moi j’ai savouré chaque instant de ce concert magique comme à chaque fois, puissant, joyeux, triste, éclectique.

 

Un soir de mai, un autre moment réjouissant était prévu. Mais finalement, après une journée trop compliquée, mon téléphone a sonné à l’instant même où je garais mon scooter au pied de la fameuse façade aux lettres rouges. Une idiote me dérangeait pour me confirmer une mauvaise nouvelle : une mauvaise nouvelle prévue, mais mauvaise quand même.
J’ai donc du tenter de faire abstraction et profiter tant bien que mal de ce qui aurait dû/pu être une belle soirée.

Et puis au moment où je me suis garée, trois mecs bizarres m’ont dévisagée ; ils avaient presque l’air méchant mais je n’aurais pas pu dire ce qui me faisait penser cela. Ils ne faisaient que me fixer. J’étais un peu à l’ouest, je n’ai pas trop réfléchi, et ne pensant qu’à mon scooter et à mes multiples mésaventures avec la fourrière, j’ai cru que le problème venait de mon stationnement sauvage au pied des lettres rouges. Vu le nombre de scooters garés autour de moi, je me suis dit qu’ils exagéraient. A l'instant même où je m'apprêtais à aller leur demander quel était le problème et pourquoi ils me regardaient avec insistance, j’ai remarqué qu’en plus de leur air méchant, ils portaient des talkies-walkies. Des mecs de la sécurité : décidément quelle star cet Alex Beaupain… L’Olympia, tout ça, et voilà, des gardes du corps maintenant, carrément !

 

Et puis non en fait, un peu après le début du concert, François Hollande est arrivé, s'est installé. M. le Président. A quelques rangs. Sans doute a-t-il passé une aussi belle soirée que moi : quand Alex Beaupain est sur scène, c’est toujours réjouissant d’être spectateur. Des chansons belles à en pleurer, des traits d’humour éclatants qui font qu'on rit souvent.

 

Il a chanté ma chanson préférée, une chanson écrite par Christophe Honoré, je l’ai appris ce soir-là, je n’avais pas fait attention, pas lu la pochette avec application.
Elle s’appelle Baiser tout le temps, et dedans il y a cette phrase : 

Allons dans un coin/ Fumer dans tes yeux/ Voir passer le temps/ Et baiser un peu/ Baiser tout le temps

 

Voilà, voilà. J'aime tout là-dedans.

Et puis ce soir-là j’ai aperçu quelques têtes connues, des gens que je n’avais pas envie de croiser, pas ce jour là, c’est toujours comme ça, et puis d'autres aussi, que j’aurais tant aimé voir plus longtemps.

Mais pas le temps.

 

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Published by vaporiserunemouche
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Avant-propos

"C’est fou, le pouvoir de diversion d’un homme que son travail ennuie, intimide ou embarrasse : travaillant à la campagne (à quoi? à me relire, hélas!), voici la liste des diversions que je suscite toutes les cinq minutes: vaporiser une mouche, me couper les ongles, manger une prune, aller pisser, vérifier si l’eau du robinet est toujours boueuse (il y a eu une panne d’eau aujourd’hui), aller chez le pharmacien, descendre au jardin voir combien de brugnons ont mûri sur l’arbre, regarder le journal de radio, bricoler un dispositif pour tenir mes paperolles, etc. : je drague.

(La drague relève de cette passion que Fourier appelait la Variante, l’Alternante, la Papillonne.)"

Roland Barthes par Roland Barthes

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