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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 18:16

Noix-fraiche-FRG-thumb-600x400-pola01-copie-1.jpgJ’avoue que ça vire un peu au cauchemar cette affaire : écrire un billet, écrire un billet, écrire un billet. Tous les jours je me dis que je vais le faire. Plus d’un mois que je songe à l’écrire ce billet. Puis je me défile, par manque de temps, de courage, peut-être même d'envie. Pas un manque d'envie d'écrire, non, ça je le fais ailleurs, un manque d'envie de raconter ma vie ici.

 

Pourtant il faut s’y remettre. J’ai aimé le faire pendant plus d’un an, je ne vois pas pourquoi cela cesserait. Il y a aussi vos sollicitations qui me mettent une sacrée pression : j’ai reçu plusieurs mails, tous très gentils, s’inquiétant, se demandant, m’encourageant, soulignant qu’on est en octobre maintenant, que la trêve estivale est belle et bien terminée et que je n’ai toujours rien posté.

 

Honte à moi.

Une sacrée pression en somme.

Laborieusement peut-être, mais s’y remettre.

 

C’est vrai. Je n’ai pas d’excuse ou si peu. Je n’ai pas vraiment le temps (mais ça c’est une fausse excuse, quand on veut, on peut) et je ne suis pas vraiment inspirée (même chose, en s’y mettant, on trouve toujours quelque chose à raconter). Peut-être que c’est simplement que je n’ai pas envie de ramer. Et c’est peut-être aussi parce que je me fais bouffer par des choses diverses et variées dans lesquelles j’ai du mal à me replonger.

 

Bon honnêtement, il est trop tard pour revenir sur le bel été passé, c’est fini, il reste les souvenirs, mais le sujet est clos. C’est presque l’hiver, ce serait vraiment déplacé voire insensé de vous rappeler qu’il faut à nouveau attendre un an pour avoir chaud et pour se baigner.


Peut-être qu’il est encore temps de revenir sur septembre, sur le retour à la vraie vie,
sur les amis qu’on retrouve, sur les nouveaux livres qu’on découvre, et sur le plaisir de retourner s’enfermer dans le noir voir des gens à qui il arrive de drôles d’histoires. J’ai aimé Laurence Anyway, beaucoup. J’aime Dolan, j’aime Melvil Poupaud, j’ai aimé le résultat de l’addition Dolan+Poupaud. J’en ai vus quelques autres, des films sympathiques, de bons moments, mais rien d’essentiel. Je pense à Du vent dans mes mollets, émouvant, mais pas suffisamment, je pense aussi à Cherchez Hortense, plutôt plaisant, mais que j’oublierai assez vite, je le sais.

 

En septembre il y a eu de la musique aussi bien sûr, de nouveaux disques et puis un concert, celui d’Alex Beaupain dans une toute petite salle pas bien loin d’ici. C’était chouette, intime et touchant. La suite, c'est un nouvel album en préparation, et puis un concert à l’Olympia en mai, le 13 exactement, pensez à réserver.


Et puis des dîners et des amis. Et des dîners. Encore. C’est ça qui est bon en septembre aussi, les retrouvailles. C’est joyeux, ça fait passer la pilule. Restent ceux qu'on avait envie de retrouver mais qu'on a manqués, ceux qui vivent leur vie, dans leur coin.

 

Et puis un « Tu me manques » écrit à un ami trop absent, trop silencieux, c’était la nuit, dans un rêve. Drôle de rêve. Rien d'autre qu'un mail presque blanc, presque vide, juste ce « Tu me manques ». Un silence qui inquiète, qui souligne l’absence et qui fait parfois du bruit, un bruit qui devient assourdissant certains jours.

 

Et puis l'automne, la confiture de châtaignes, les noix fraîches, et puis la pluie. La pluie dense, celle qui mouille, qui se fait entendre, qui rend la lumière grise et le cœur ombrageux, qui m’étouffe un peu.

 

Sinon ça va. Merci.

 

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Published by vaporiserunemouche
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Avant-propos

"C’est fou, le pouvoir de diversion d’un homme que son travail ennuie, intimide ou embarrasse : travaillant à la campagne (à quoi? à me relire, hélas!), voici la liste des diversions que je suscite toutes les cinq minutes: vaporiser une mouche, me couper les ongles, manger une prune, aller pisser, vérifier si l’eau du robinet est toujours boueuse (il y a eu une panne d’eau aujourd’hui), aller chez le pharmacien, descendre au jardin voir combien de brugnons ont mûri sur l’arbre, regarder le journal de radio, bricoler un dispositif pour tenir mes paperolles, etc. : je drague.

(La drague relève de cette passion que Fourier appelait la Variante, l’Alternante, la Papillonne.)"

Roland Barthes par Roland Barthes

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