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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 11:38

photo-copie-copie-3.JPGHier soir, alors je m'étais enfin prise par la main et venait de rédiger un billet au sujet du dernier livre d'Isabelle Monnin, cest un peu comme si la terre s’était arrêtée de tourner.

J'étais en train de finir de taper les derniers mots, prête à mettre le texte en ligne, lorsqu'un pingouin en plastique rempli d'eau s'est soudain écrasé sur mon ordinateur, déversant une partie du liquide qu'il contenait. J'ai aussitôt attrapé une serviette pour essuyer l'ordinateur qui n'a pas sourcillé, tout en me disant que l'ordinateur dans la salle de bain n'était pas vraiment la meilleure des idées.

J'ai ensuite posé l'ordinateur à l'abri de toute forme de lancés de projectiles et me suis mise à jouer avec les canards et autres poissons en plastique de mon fils, celui-là même qui avait eu l'idée flamboyante de me balancer son putain de pingouin gorgé d'eau à la tronche l'instant précédent.

Ça peut faire sourire comme ça sur le coup, mais là où j'ai beaucoup moins ri, c'est quand je suis retournée auprès de mon ordinateur, et que j'ai vu qu'il s'était éteint. Tout seul. Dun coup.

J'ai appuyé frénétiquement sur les boutons, tentant de le réanimer avec précipitation, mais aucun de mes gestes maladroits et désordonnés n'est parvenu à le ramener à la vie. Je l'ai laissé pour mort un moment, dépitée, avec l'envie profonde de passer l'enfant à la moulinette. Cette idée m'est vite sortie de la tête, me disant que la conne dans l'histoire c'était bien moi : quelle idée aussi d'entreprendre d'écrire dans une salle de bain, à proximité d'une baignoire remplie deau.

Que voulez-vous que je vous dise, c'était le moment, je devais finir ce texte, il le fallait, coûte que coûte. Résultat, après de multiples tentatives de réanimation, de séances non pas de bouche-à-bouche mais de sèche-cheveux vaines sur la machine aux entrailles humides, je suis en mesure d´affirmer que ce putain d'ordinateur portable est mort, que le texte que j'ai écrit a disparu, et que j'ai la flemme de le réécrire.

C'est très très agaçant de perdre un texte, aussi court soit-il. Et puis il me plaisait ce texte, j'avais hâte de le partager avec vous, mais soudain plus rien.

Plus de texte, plus d'ordinateur. Plus d'ordinateur, plus de nouveaux textes.

Enfin si, j'exagère, la preuve, je suis en train de taper ces mots sur un pauvre clavier d'IPad, et je dois avouer que je prends assez vite le coup de main en fait. Question d'habitude sans doute. Et de motivation aussi.

Bon et puis il me reste un gros ordinateur fixe, de bureau comme on dit, avec un très grand écran, avec plein de place pour s'étaler. Son problème principal, c'est qu'il n'est pas mobile, et c'est un sacré handicap quand même, impossible d'écrire à droite, à gauche, dans le canapé, dans le lit, dans le train, dans la salle de bain. Fini.

Et ce billet dans tout ça, il disait quoi? Peut-être que le mec de l'Apple store réussira à l'exhumer, même s'il ne faut pas rêver, je navais même pas eu le temps de lenregistrer...

Pour résumer, je vous expliquais pourquoi il fallait absolument lire le livre d'Isabelle Monnin, Daffofil Silver. C'est un texte très fort, avec lequel on vit longtemps, auquel on pense et repense encore. C'est un livre qui remue et qui fait réfléchir. Lisez-le, vraiment, croyez-moi sur parole pour une fois.

Et si le mec de l'Apple store est doué, je vous dirai alors plus précisément pourquoi.

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Published by vaporiserunemouche
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Avant-propos

"C’est fou, le pouvoir de diversion d’un homme que son travail ennuie, intimide ou embarrasse : travaillant à la campagne (à quoi? à me relire, hélas!), voici la liste des diversions que je suscite toutes les cinq minutes: vaporiser une mouche, me couper les ongles, manger une prune, aller pisser, vérifier si l’eau du robinet est toujours boueuse (il y a eu une panne d’eau aujourd’hui), aller chez le pharmacien, descendre au jardin voir combien de brugnons ont mûri sur l’arbre, regarder le journal de radio, bricoler un dispositif pour tenir mes paperolles, etc. : je drague.

(La drague relève de cette passion que Fourier appelait la Variante, l’Alternante, la Papillonne.)"

Roland Barthes par Roland Barthes

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