Il y a quelques jours j’ai lu un texte. Un texte écrit par une personne que j’aime et qui m’est chère mais que j’ai envie de tuer aussi
parfois. Assez souvent même. Disons plutôt sur qui j’aimerais pouvoir crier.
J’ai envie de crier quand elle me répond en deux lignes, voire en deux mots, voire en rien du tout.
Quand elle sous-entend que ça ne va pas fort mais qu’elle ne me dit surtout pas pourquoi.
Ou encore, plus rarement, quand je la croise dans un escalier et qu’elle ne me voit pas.
Je ne m’attache pas beaucoup aux gens ; c’est assez rare que je sois séduite, touchée, enthousiasmée par une personnalité. Je n'aime que quelques personnes seulement.
Il se trouve que cette personne je l’aime comme on aime un frère, une sœur.
On ne sait pas bien pourquoi, on l’aime parce que c’est comme ça, parce que pour une part ça relève de l’évidence.
On n’y peut rien et pourtant ce n’est pas un hasard, ça ne tient pas à rien. Je dirais que ça tient à une accumulation de traits, de qualités ou de défauts, à une concentration de détails qui vous touchent chez un autre.
Il y a des gens comme ça qu’on aime sans réserve, sans limite, quoi qu’ils fassent, et sans rien attendre en retour. Je dis des gens par protection, pour faire diversion, pour essayer de transformer une sensation assez unique en quelque chose de commun.
Non je ne suis pas amoureuse, n’allez surtout pas croire ça, ce serait une grossière erreur, ce serait transformer quelque chose de léger en quelque chose de lourd, ce serait essayer d’introduire des notions de séduction, de désir là où il n’y en a pas. Je n’ai jamais cherché à le séduire, ni même à lui plaire.
Etonnamment simple, sans enjeu ni arrière-pensée.
Cela n’en reste pas moins difficile à gérer ; c’est difficile de trouver sa place, si tant est qu’on en ait une de place. De cela je n’en suis même pas certaine puisque c’est mon point de vue que j’expose ici, et que comme dans la plupart des relations, l’équilibre, la symétrie n’existent pas.
S’il lisait cela il ne comprendrait pas.
S’il lisait cela il ne réagirait pas. C’est toujours plus simple de ne rien dire, de laisser couler. Pour cela non plus je ne lui en veux pas.
Hier pourtant j’étais triste, triste qu’il ne me dise pas ce qui n’allait pas, et j’étais fière aussi, fière qu’il ait écrit un si beau texte.
Je lui ai dit. Je lui ai aussi dit que j’avais envie de le tuer, qu’il m’énervait –oui, j’étais vraiment énervée, une espèce de colère profonde, froide, contenue–, et puis tout de suite après j’ai regretté.
J’ai regretté de l’ennuyer avec ça, de toucher à sa liberté, sa liberté de se confier ou pas, de parler, ou pas. Il est un peu bourru, je respecte ça, pas envie de l’embêter avec ça.
Mais je crois qu’hier, j’étais prête à me faire envoyer balader, prête à tout entendre. J’attendais cela. Mais non rien.
Si en fait, il y a eu un joli message, que j’ai lu beaucoup plus tard, alors que j’étais calmée. Et qui m’a tout particulièrement touchée.
Puis plus rien. Comme toujours.
J’attends toujours plus alors que j’ai déjà beaucoup.
Juste savoir qu’il est là.
Son texte, il est vraiment beau, d’une grande sensibilité, tout en retenu. Il est triste aussi.
Il lui ressemble.
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Ca y est, le débat c’est maintenant.
Who will remember your fingers?
Je détiens un scoop, mais alors un vrai scoop, un scoop tellement scoop que j’ai décidé de lui consacrer un billet.